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Ordonnances :
Guerre au virus ou guerre aux salarié-es ?
Ayant promis que tout serait fait pour mener la guerre contre le coronavirus, Macron a opté pour l’arme de la destruction sociale. Au moment où la société dans son ensemble doit être protégée, le chef de guerre a tranché : les salarié-es paieront la facture ! Pendant ce temps-là, le patronat et les actionnaires pourront continuer à faire ripaille, entre factures et cotisations sociales suspendues, prise en charge du chômage partiel… Les discours changent, les actes restent eux les mêmes !
Après avoir instauré un état d’urgence sanitaire, le gouvernement a donc repris le chemin des ordonnances pour remettre en cause le code du travail. Cette fois, le temps du travail et les congés, les jours RTT et ceux économisés sur les Comptes Epargne Temps (CET) prendront les premières salves. Imposition de prise de 6 jours de congés (si accord d’entreprise ou de Branche) aux dates voulues par l’employeur sans l’accord du salarié-e, imposition unilatérale de 10 jours de RTT et/ou de jours économisés sur le CET aux dates choisies par l’employeur : avec la semaine de 60h (16 de plus que la norme !), la durée du temps de travail quotidienne et nocturne portée à 12h… les entorses au droit du travail sont massives tout cela en prétendant vouloir se préoccuper de la santé des travailleurs-euses ! A croire que l’on est revenu des décennies en arrière… Ces mesures sont censées être exceptionnelles pour prendre fin au 31 décembre 2020 et ne concerner que les secteurs vitaux de l’économie (restant à définir !), ce qui signifie que leurs effets se prolongeront bien au-delà de la seule période prévisible de la pandémie de COVID 19.
Nos élu-es et nos militant·es s’emploieront partout où ils et elles le peuvent pour limiter l’appétit patronal concernant nos congés. En outre, il ne faudra pas s’interdire la grève et la mobilisation pour faire cesser toutes les atteintes inacceptables qui s’annoncent, tant sur la santé des salarié-es que sur leurs droits. Et puisqu’il est question d’accord d’entreprise ou de branche s’agissant des congés, nous exhortons tous les syndicats à refuser ces accords dérogatoires au Code du travail.
Dans le même temps, les expulsions locatives reprendront après le 31 mai, la réforme de l’assurance chômage s’appliquera dès la fin de la période de confinement laissant sans ressources nombre de précaires. Avec les règles dérogatoires en matière de congés, jours de repos et de temps de travail, c’est à un véritable festin patronal que nous risquons d’assister ces 9 prochains mois. Déjà, depuis quelques jours, des salarié-es s’adressent à nos permanences car le patronat n’a pas attendu les ordonnances pour pratiquer l’arbitraire que ce soit en matière de refus du droit de retrait, de télétravail, de rupture de période d’essai ou de chômage partiel, en premier lieu là où le syndicalisme est absent. Alors qu’une crise financière et économique majeure frappe à la porte, ce sera toute l’économie qui in fine sera potentiellement concernée par ce régime d’exception. Tant qu’il le faudra !
Plus que jamais, alors que le système a montré toute son incapacité et nocivité pour répondre à la crise sanitaire actuelle : le capitalovirus et les politiques libérales doivent disparaître ! Et pour cela il n’y aura d’autre choix que de construire le rapport de force pour transformer ce monde radicalement !
Ils sont nus, ils sont nuisibles, nous sommes utiles, c’est à nous de prendre la main !
49.3 Un déni de démocratie
ACTIONS RETRAITES - LA GREVE
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Le pot Solidaire.fr : Caisse de solidarité aux cheminots de l'Ariège.
Les retraité.es de la SNCF sont parties prenantes de la lutte que mènent actuellement les cheminots qui sont en grève reconductible depuis le 5 décembre contre la réforme des retraites.Pour l'...
Communiqué intersyndical
Le retrait, point.
Les journées des 5 et 6 février ont été de nouveaux temps forts de mobilisations et de grèves, de la jeunesse et des salarié.es.
Chaque semaine et ce depuis le 5 décembre, des A.G se multiplient sur les lieux de travail, dans les lycées et universités malgré les diverses pressions. En aucun cas la réponse à la crise sociale ne peut être une répression à l’encontre de celles et ceux qui expriment un désaccord.
Chaque jour des actions et des initiatives sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme et la détermination d’obtenir le retrait sont intacts et se propagent de manière inéluctable.
Notre intersyndicale partage et porte des propositions sur le financement et l’amélioration de notre système de retraite solidaire et intergénérationnel. Elle travaille à l’organisation d’une contre-conférence nationale courant mars, déclinée localement, pour débattre largement et publiquement des solutions et propositions envisageables pour un projet sérieux d’amélioration des régimes de retraite.
De même, au-delà de l’opinion publique défavorable au projet de réforme, les différentes caisses de retraites comme les institutions, dont la plus haute, celle du Conseil d’Etat, ont toutes acté un avis critique voire négatif. Continuer à vouloir imposer ce projet relève de la part du gouvernement d’un vrai déni de démocratie.
Nos organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF sont persuadées que cette mobilisation inédite et historique vaincra.
Elles appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié.es le décident. Elles engagent à tenir des AG, à poursuivre durant la période à venir des actions diverses de mobilisations et d’informations larges de la population, à multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d’une journée d’ampleur.
Elles appellent à préparer d’ores et déjà de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Elles seraient effectivement les plus grandes perdantes, avec ce projet de loi sur les retraites.
C’est dans ce contexte de mobilisation continue que nos organisations syndicales et de jeunesse, appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié.es, des privé.es d’emploi, des retraité.es à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février.
L’intersyndicale se réunira le 20 février pour définir les suites.
RASSEMBLEMENT
6 février 14h devant la préfecture
en soutien à la famille HAZIZI ( trois enfants ) menacée d'expulsion.
INTERPRO AG des LUTTES : appel à ACTION
MERCREDI 29 JANVIER RDV 8h30 Halle de Villote
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Les régimes spéciaux de retraite sont-ils encore défendables ?
Les régimes spéciaux peuvent-ils encore être défendables ou sont-ils des privilèges du passé ? Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine, retrace pour nous l'évolution de...
JEUDI 19/12
14h manifestation place St Héléne Pamiers
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7 décembre 2019 Pamiers
Action Gilets Jaunes
17h rendez-vous rond-point Gabrielat
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C’est quand qu’on arrête ?
Ces derniers jours, j'ai voulu savoir ce qui nous attendait avec la réforme des retraites. Conclusion : le rapport Delevoye, c'est le coup final porté à la solidarité intergénérationnelle ...
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Vidéo de SUD Collectivité territorial qui explique bien ce qu'il en est de la future situations de nos retraites.
Nous vous invitons à la visionner et à la partager massivement sur vos différents réseaux.
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Comprendre la réforme des retraites en 7mn
Comprendre la réforme des retraites en 7mn. s'informer, comprendre et...agir ! Mobilisation de la Fonction Publique Territoriale avec tous les secteurs à compter du 5 décembre !
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Macron-Delevoye : dérapage et affolement sur la réforme des retraites
Pas plus pour le grand-père (et la grand-mère ?)
que pour le fils ou la fille !
Macron pique sa crise contre Delevoye, en cause, la clause dite "du grand-père".
La clause du grand-père c’est le fait de mettre en place la réforme uniquement pour les nouveaux entrant·e·s sur le marché du travail.
Le couac entre Macron et Delevoye (le Monsieur retraite du gouvernement) porte sur la portée de la réforme et sur les concessions que l’un ou l’autre pense pouvoir faire si notre mobilisation est importante.
C’est pour Solidaires d’abord la preuve de leur fébrilité et de leur inquiétude.
Dans les faits :
Si la clause du grand-père était décidée, cela équivaudrait à la mise en place d’un 43 ème régime de retraites appliqué juste à ceux et celles qui commenceront à travailler à partir de l’application de la loi.
Ça ne règlerait rien sur plusieurs points :
- D’abord pour les jeunes entrant sur le marché du travail, la réforme serait toujours aussi injuste. Et nous refusons que les droits des jeunes soient abaissés par rapport à ceux des ancien·ne·s. Il y aurait toujours la retraite calculée sur la totalité de la carrière, la non prise en compte des différentiels de salaires entre hommes et femmes, la non prise en compte de la totalité des périodes de formation, de la précarité et du chômage. Donc pour eux et elles la totalité de ce que nous dénonçons aujourd’hui.
- Et pour les autres, nous savons déjà que Macron a dans sa manche une autre carte… celle de l’allongement de la durée de cotisation. Et il pourrait y ajouter un report de l’âge de départ en retraite. Et dans notre système déjà dégradé où nombre de retraité·e·s partent avec une décote et des retraites très basses, en particulier les femmes, ça irait de pire en pire. Ce ne serait donc pas un statut quo.
Si la clause du grand-père n’est pas appliquée ou ne s’applique que dans certains secteurs, les critiques que nous faisons aujourd’hui à la réforme seront valables pour tout le monde, et la réforme constituera évidemment une rupture d’engagements pour les personnes qui ont commencé à travailler dans un système qui était à prestations définies.
Le problème majeur restant : celui de la part limitée que ce gouvernement veut laisser dans l’avenir aux retraites, alors que le nombre de retraité·e·s va augmenter. Notre option est autre : augmenter les cotisations patronales, faire cotiser tous les revenus, en bref une autre répartition des richesses.
Toutes ces sorties contradictoires montrent qu’il faut continuer à faire monter notre mobilisation, dans nos entreprises et nos services, dans les villes auprès de la population, avec les associations, les mouvements, les Gilets jaunes… leurs hésitations montrent notre force. A nous tous et toutes de faire chuter la grande réforme de Macron.
Ni retraite à points
Ni droits en moins
Taux de remplacement minimum à 75% et aucune retraite en dessous du SMIC
60 ans maximum, avec départ anticipé pour les travaux pénibles en maintenant les situations professionnelles
Grand-mère, grand-père, fille et fils même combat !
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